Masques Himalayens



Exposition d’une série de 7 estampes d’après matrices photopolymères imprimées sur Arches au format 21×15 cm, extraites d’une série de 31 photographies de masques himalayens, réalisées au sténopé.

Dans cette série de portraits de masques, le propos n’est pas de reproduire ou documenter un objet mais de révéler l’expression du mystère qui s’en dégage à l’aide de la lumière.

Le processus comporte plusieurs étapes :
Pour commencer, une série de photographies au sténopé est réalisée sur film argentique.
La particularité de la photographie au sténopé est de produire une image sans déformation optique ni focalisation, très proche de la vision humaine, avec un flou uniforme d’une grande douceur.

6 matrices photopolymères réalisées d’après cette série sont imprimées en taille douce sur Arches au format 21x15cm afin d’obtenir un rendu proche de l’héliogravure.

Dans un deuxième temps, un masque imaginaire est reconstitué par montage en combinant des parties issues de différents masques.
Une copie en manière noire de cette nouvelle image est réalisée sur cuivre et imprimée sur Arches au même format que précédemment.
L’aspect velouté et le noir profond des estampes en manière noire produit un effet semblable à celui des tirages réalisés d’après les photographies au sténopé.

Cet ensemble de 7 estampes, réunissant photographies au sténopé et manière noire, constitue une série homogène qui crée une double ambiguïté: la manière noire est la fausse image d’une photographie elle-même image d’un faux masque.

Partant d’une expérimentation sur la confrontation de 2 techniques (la photographie au sténopé et la manière noire) et leurs capacités à exprimer une certaine vision de la réalité, cette série s’est progressivement transformée en une réflexion sur l’image, le concept d’authenticité et la valeur des objets représentés.